Notre spécialité

La fraîcheur du poisson est un des points les plus déterminants pour que la chair garde tout son moelleux. Ainsi, l’anguille est réceptionnée et conservée vivante dans des viviers, puis levée en filet, mise en brochette, grillée sur la braise, cuite à la vapeur, puis plongée à plusieurs reprises dans la sauce “taré” avant d’être de nouveau grillée sur la braise.

Seuls des cuisiniers expérimentés savent relever la saveur de ce poisson car la confection de cette recette ancestrale demande beaucoup d’attentions.

Ensuite, l’anguille ainsi préparée est déposée sur un lit de riz bien chaud nappé de sauce, présenté dans un bol (unadon) ou dans une boîte laquée (unaju).

Le résultat est d’une rare subtilité : l’anguille est à la fois fondante, grillée et presque caramélisée. Avant de déguster, il est suggéré de saupoudrer le plat avec cette épice spéciale appelée sanshô* qui est aromatique et ressemble à la citronnelle.

Les japonais en raffolent et cette cuisine raffinée attire de plus en plus d’amateurs auprès des européens.




*Le sanshô, dénommé également “poivre de Sichuan” en Chine, est le fruit d’un petit arbuste épineux de la même famille du mikan (mandarine) et du citronnier, donnant de petites graines un peu piquantes.
Celles-ci sont cueillies , séchées comme du poivre et réduites en poudre, dégageant un goût très ample en bouche à la fois piquant et citronné.

Au Japon, cette épice est spécialement utilisée comme condiment pour accompagner l’unagi kabayaki, mais les jeunes feuilles sont également consommées comme herbes dans les bouillons, apportant un délicat parfum.
La consommation du sanshô permet de régulariser le fonctionnement de l’estomac, d’exciter l’appétit et de conserver la chaleur corporelle.